Bilan de compétences : comment et pourquoi ?

Quel que soit l’âge, le poste occupé dans une entreprise ou la profession exercée, un bilan de compétences est conseillé au moins une fois dans la carrière d’une personne. Mais en quoi est-ce que cela consiste réellement ?

Les raisons d’en faire un

Réaliser un bilan de compétences ne peut qu’être bénéfique pour tous les travailleurs et salariés notamment si ces personnes envisagent une réorientation ou une reconversion professionnelle. Lancé dans le début des années quatre-vingt-dix, ce concept profite à la fois aux employeurs et aux salariés, d’où la grande popularité de cette démarche. D’ailleurs, souvent dans le cadre d’avancements en interne, de nombreux chefs d’entreprise ou responsables des ressources humaines n’hésitent pas à en proposer à leurs salariés.

Ainsi, si cette notion vous est encore aujourd’hui inconnue, un bilan de compétences a surtout pour objectif d’aider le concerné à faire le point sur ses expériences, sur ses compétences et sur son savoir-faire. Mais seront également mis en exergue les lacunes, les inaptitudes et les freins à l’évolution de sa carrière ou à une promotion, par exemple.

La finalité de cette introspection est que la personne maîtrise sur le bout des doigts ses atouts, mais surtout ses faiblesses. De ce fait, il lui sera plus facile de défendre son cas devant son chef hiérarchique ou lors d’un entretien d’embauche.

C’est pourquoi le bilan de compétences ne s’adresse pas seulement aux individus en activité. En effet, des personnes qui sont au chômage, ou à la recherche d’un emploi y ont également recours. On y voit même des retraités ! Sinon, ceux qui veulent embrasser une nouvelle carrière, ou ceux désirant se lancer dans l’entreprenariat suivent ce parcours pour identifier le secteur d’activité le plus porteur pour eux ou le plus adapté à leur profil.

Son mode de fonctionnement

À tout moment, un salarié, évoluant dans le secteur public ou dans le privé, est tout à fait en droit de suivre un bilan de compétences. Deux options se présentent à lui. La première possibilité est que l’intéressé décide de suivre la formation en dehors de son temps de travail. Ici, dans la mesure où ses absences n’auront aucune incidence sur ses responsabilités professionnelles, la personne n’est pas dans l’obligation de tenir informé son employeur.

Toutefois, dans le cas contraire, deux conditions doivent être remplies. Avant toute chose, le collaborateur justifiera d’une ancienneté minimale de douze mois dans l’entreprise pour les CDI, sinon de quatre mois consécutifs pour les CDD. En outre, les employés ayant déjà réalisé un bilan de compétence au cours des cinq années précédant sa requête ne peuvent plus y prétendre. Pour les salariés éligibles, une demande officielle doit être faite auprès de l’employeur soixante jours avant le début de la formation.

L’entreprise dispose ainsi d’un délai de trente jours pour accepter la sollicitation de congé ou pour le reporter. Dans tous les cas, la société ne peut refuser un bilan de compétences à ses employés. Ensuite, concernant le financement, il y a aussi une possibilité de prise en charge par l’entreprise via le congé de formation professionnelle ou CFP, autrefois connu sous le nom de droit individuel à la formation ou DIF.

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